C'est autour de chocolats et de roses des sables maisons que les participants du Café Littéraire se sont retrouvés pour parler livres samedi 13 décembre. Découvrez dans cet article les lectures qu'ils ont présenté lors de ce dernier rendez-vous de l'année 2025.
L'événement, par Annie Ernaux :
(Non présent en bibliothèque)
"Depuis des années, je tourne autour de cet événement de ma vie. Lire dans un roman le récit d'un avortement me plonge dans un saisissement sans images ni pensées, comme si les mots se changeaient instantanément en sensation violente. De la même façon entendre par hasard La javanaise, J'ai la mémoire qui flanche, n'importe quelle chanson qui m'a accompagnée durant cette période, me bouleverse." Annie Ernaux
Avis du Café Littéraire : Inspiré par la propre expérience de l’autrice, ce texte, qui remémore son interruption de grossesse dans une société alors très rigide (années 60), suscite beaucoup d’émotions. Malgré son sujet difficile, il se lit très facilement et très rapidement.

Les Partisans, par Dominique Bona :
(Non présent en bibliothèque)
J'ai aimé faire revivre ces deux légendes : l'étincelant Kessel du Lion et des Cavaliers, et le lionceau Druon, auteur à panache des Rois maudits. L'un est l'oncle, l'autre le neveu. Ensemble, en 1943, ils ont signé les paroles de l'hymne de la Résistance, Le Chant des partisans. Leurs liens familiaux, d'abord tenus secrets, cimentent une relation très forte, marquée par la tendresse et la fidélité. Mais aussi par la même passion : écrire. Entre eux s'est glissée une femme au parcours non moins romanesque : Germaine Sablon, chanteuse et combattante, figure indissociable de leurs destins entrecroisés.
Avis du Café Littéraire : Proche de l’autobiographie, ce texte aborde une partie de l’Histoire de France vécu par de vraie personnes. Le lien entre les personnages (un oncle et son neveu) est très bien rendu et saura vous toucher. Bien documenté, bien écrit, ce livre vous instruira autant qu’il vous divertira.

Terres de sang, par Timothy Snyder :
(Non présent en bibliothèque)
"Voici l'histoire d'un meurtre politique de masse." C'est par ces mots que Timothy Snyder entame le récit de la catastrophe au cours de laquelle, entre 1933 et 1945, 14 millions de civils, principalement des femmes, des enfants et des vieillards, ont été tués par l'Allemagne nazie et l'Union soviétique stalinienne. Tous l'ont été dans un même territoire, que l'auteur appelle les "terres de sang" et qui s'étend de la Pologne centrale à la Russie occidentale en passant par l'Ukraine, la Biélorussie et les pays Baltes. Plus de la moitié d'entre eux sont morts de faim, du fait de deux des plus grands massacres de l'histoire : les famines préméditées par Staline, principalement en Ukraine, au début des années 1930, qui ont fait plus de 4 millions de morts, et l'affamement par Hitler de quelque 3 millions et demi de prisonniers de guerre soviétiques, au début des années 1940. Ils ont précédé l'Holocauste et aident à le comprendre.
Avis du Café Littéraire : Un livre qui dit tout ce qu’il s’est passé, tout ce qu’il se passe et tout ce qu’il se passera avec beaucoup de vérité.

L'homme qui lisait des livres, par Rachid Benzine :
Entre les ruines fumantes de Gaza et les pages jaunies des livres, un vieil homme attend. Il attend quoi ? Peut-être que quelqu'un s'arrête enfin pour écouter. Car les livres qu'il tient entre ses mains ne sont pas que des objets – ils sont les fragments d'une vie, les éclats d'une mémoire, les cicatrices d'un peuple.
Quand un jeune photographe français pointe son objectif vers ce vieillard entouré de livres, il ignore qu'il s'apprête à traverser le miroir. " N'y a-t-il pas derrière tout regard une histoire ? Celle d'une vie. Celle de tout un peuple, parfois ", murmure le libraire. Commence alors l'odyssée palestinienne d'un homme qui a choisi les mots comme refuge, résistance et patrie. [...]
Avis du Café Littéraire : Quand les livres deviennent un remède aux maux de l’âme, cela donne cette histoire. Passionnant, très très bien écrit et très beau, ce texte vous fera passer un moment tout en douceur et en poésie.
Quatre jours sans ma mère, par Ramsès Kefi :
Un soir, Amani, soixante-sept ans, femme de ménage à la retraite dans une cité HLM paisible en bordure de forêt, s'en va. Pas de dispute, pas se cris, pas de valise non plus. Juste une casserole de pâtes piquantes laissée sur la cuisinière et un mot griffonné à la hâte : " Je dois partir, vraiment. Mais je reviendrai. " Son mari Hédi, ancien maçon bougon, chancelle. Son fils Salmane s'effondre. À trente-six ans, il vit encore chez ses parents, travaille dans un fast-food, fuit l'amour et gaspille ses nuits sur un parking avec son meilleur ami, Archie, et d'autres copains cabossés.
Père et fils tentent de comprendre ce qui a poussé le pilier de leur famille à disparaître. [...]
Avis du Café Littéraire : Récit de l’absence d’une mère dont le fils s’aperçoit qu’elle lui était essentielle dans sa vie quotidienne. Il mène donc l’enquête pour la retrouver. La place de la mère ressort particulièrement grâce à son absence et le mystère autour de la famille saura vous intriguer.
Le gardien de Téhéran, par Stéphanie Pérez :
(Non présent en bibliothèque)
L'histoire du gardien du musée de Téhéran, un homme seul face à la menace des religieux fanatiques qui a réussi à sauver 300 chefs d'œuvre d'art moderne, le trésor de l'Impératrice des Arts. Printemps 1979, Téhéran. Alors que la révolution islamique met les rues de la capitale iranienne à feu et à sang, les mollahs brûlent tout ce qui représente le modèle occidental vanté par le chah déchu, désormais en exil. Seul dans les sous-sols du musée d'Art contemporain, son gardien Cyrus Farzadi tremble pour ses toiles. Au milieu du chaos, le jeune garçon des quartiers ouest convoque ses souvenirs. Il raconte la splendeur et la décadence de son pays à travers le destin incroyable de son musée. À 25 ans à peine, Cyrus endosse les habits un peu grands de gardien d'un trésor à protéger contre l'ignorance et le fanatisme.
Avis du Café Littéraire : L’héroïne souhaite ouvrir un musée digne de son pays. Pour ce faire, elle s’entoure bien et achète des œuvres de grands peintres. Presque inspiré de faits réels, cette histoire est très documentée et vous réserve de très belles descriptions de tableaux. Un plus pour les amateurs d’arts.
Intérieur nuit, par Nicolas Demorand :
Les évènements racontés dans ce livre se déroulent sur plus de vingt ans. Pendant toutes ces années, je me suis tu. Aujourd'hui, j'écris en pensant à toutes celles et ceux, des centaines de milliers, peut-être des millions, qui souffrent en silence du même mal."
Avis du Café Littéraire : Journaliste à France Inter, Nicolas Demorand avoue sa bipolarité et ses souffrances face à l’errance médicale. Ce récit dissèque avec précision sa vie compliquée autour de sa bipolarité et nous permet de mieux comprendre ceux qui en souffrent.
La gravité des étoiles, par Pascale Joye :
Lorsque Rosalie est embauchée en tant que femme de ménage, c’est une bénédiction. À court de ressources, cet emploi tombe très bien pour elle qui doit subvenir aux besoins de son foyer. Et puis son employeuse, Constance, une veuve, est très gentille et attentionnée. Peu à peu, une relation d’amitié naît entre ces deux femmes que tout semble pourtant séparer.[...], Constance comprend que Rosalie vit un calvaire chez elle avec un mari dominateur et violent. Elle le comprend d’autant mieux qu’elle a vécu la même chose des années plus tôt. Constance sait qu’il est inutile de dire à Rosalie de quitter cet homme. Elle sait d’avance qu’elle ne le quittera pas. Parce qu’elle a peur. Parce qu’elle est persuadée que sans lui, elle ne vaut pas grand-chose. Parce qu’elle a déjà tellement accepté qu’elle se dit qu’elle pourra bien supporter davantage. Pourtant, Constance va devoir lui faire comprendre qu’elle doit partir. Avant qu’il ne soit trop tard…
Avis du Café Littéraire : Récit inspiré de la vie de l’autrice, ce livre tourne autour d’un prof pervers narcissique qui prend l’ascendant sur une de ses élèves. Les pages se dévorent tant il est bien écrit et tant on veut savoir comment cette histoire va se terminer pour cette jeune fille. Sans compter la solidarité féminine agréable à découvrir.
La voix rauque, par Thibaut Solano :
C'est par là qu'il aurait fallu commencer. Par le début, la genèse... Par toutes ces années qui ont précédé la mort de Grégory Villemin, quand une voix rauque persécutait au téléphone une famille ordinaire, tapie dans une vallée méconnue de l'est de la France. Par ces jalousies nées d'une promotion à l'usine, d'une voiture ou d'un salon de cuir neufs, des repas dominicaux mal partagés... Quand " le gars " épiait tout chez ses victimes et remuait les pires secrets de famille. Quand Grégory n'était encore qu'un bébé. Quand, enfin, la gauche prenait le pouvoir sur fond de mondialisation rampante.
Avis du Café Littéraire : Un livre intéressant et précis qui explique l’ambiance malsaine autour de la famille du petit Grégory, les appels incessants, les écrits du corbeau destinés à tous les membres de la famille, etc... Les secrets ressurgissent et les relations entre les membres de cette famille dysfonctionnelle sont mises en lumière.
La femme du serial Killer, par Alice Hunter :
Il y a deux ans, Beth et Tom Hardcastle tombaient amoureux d'un joli cottage au toit de chaume et décidaient de quitter Londres pour s'installer à la campagne. Depuis, Tom fait chaque jour le trajet en train pour aller travailler à la City, tandis que Beth tient le coffee-shop qu'elle a ouvert dans le village et s'occupe de Poppy, leur fillette de trois ans. Beth et Tom forment un couple idéal, qu'envient leurs voisins et amis. Jusqu'à ce jour où deux policiers viennent sonner à leur porte...
Avis du Café Littéraire : Suivez le quotidien d’une femme dont le mari est accusé de meurtre et qui se voit condamnée par ses voisins et les gens en général car on ignore si elle savait ou pas. Le rythme est assez lent, la révélation est bonne et le livre en général se lit assez bien. Il plaira à ceux qui apprécie les thrillers soft.
Nous sommes tous morts, par Salomon de Izarra :
« Nous sommes tous morts »est le journal de bord de Nathaniel Nordnight, jeune second du baleinier« Providence ». Le voyage tourne au cauchemar lorsque le bateau est pris dans les glaces. Entre un récit d'aventure à la Stevenson et un roman d'épouvante lovecraftien.
Avis du Café Littéraire : Un récit très sombre, entre folie et fantastique, sur la solitude, la peur, le temps et la survie. Court et bien écrit, il vous emportera avec lui le temps d’une bonne soirée auprès du feu.
La Porteuse de Lettres, par Francesca Giannone :
(Non présent en bibliothèque)
Dans la chaleur du mois de juin, un car s'arrête sur la place de Lizzanello, petit village des Pouilles. Carlo, l'enfant du Sud, en descend, accompagné d'Anna, sa femme. Originaire du Nord, celle-ci découvre une terre inconnue, figée dans le temps, écrasée par le poids des traditions. Anna ne va pas à l'église, aime lire, est curieuse. Elle est et restera aux yeux des villageois « l'étrangère ». Jusqu'au jour où, contre l'avis de Carlo, elle devient la première postière de Lizzanello. Pendant plus de vingt ans, [...], Anna va délivrer le courrier [...] Trait d'union entre les habitants du village, Anna connaît tous les secrets. Mais il est en un qu'elle gardera jusqu'à sa mort.
Avis du Café Littéraire : Premier roman de l’autrice et premier gros succès. Cette histoire retrace le destin d’une jeune femme qui va devenir la première postière de son village dans les Pouilles en Italie. Elle deviendra le trait d’union entre les habitants et va transformer la mentalité du village à elle seule. À lire rien que pour elle tant ce personnage est beau, attachant, moderne et inspirant.
Mon mari, par Maud Ventura :
Elle a la vie dont elle rêvait : une belle maison, deux enfants, l'homme idéal. Après quinze ans de vie commune, elle ne se lasse pas de dire : " Mon mari ! " Pourtant elle veut plus encore : il faut qu'ils s'aiment comme au premier jour. Alors elle s'impose une discipline de fer pour entretenir la flamme. Elle l'observe, note ses fautes, tend des pièges, le punit en conséquence. Elle est follement amoureuse de lui. Jusqu'au jour où, évidemment, elle va trop loin...
Avis du Café Littéraire : Malgré le début un peu « nian nian », cette histoire se rattrape grâce à son humour tant la femme est parano au sujet de son mari. Ses questionnements sur sa vie de couple et sur elle-même sont intéressants et maintiennent l’intérêt du lecteur jusqu’au bout.
Au creux de la vague, par Alain Bron :
(Non présent en bibliothèque)
L’écrivain Jacques Perrot accomplit un rêve de gosse : traverser l’Atlantique sur un cargo. À bord il rencontre un passager qui va lui inspirer le personnage principal de son prochain roman. Mais la vie, comme toujours, réserve de multiples rebondissements : l’océan se déchaîne, les hommes sur le bateau également ! Comment vivre avec ses semblables dans un espace aussi réduit ? Arrivé à bon port, il se confronte à la réalité du quotidien, mais n’est pas au bout de ses surprises...
Avis du Café Littéraire : Un récit écrit avec beaucoup d’humour et d’humanité. Passionnant, il saura vous surprendre avec un bon rebondissement à la fin.
La dernière énigme de Léonard de Vinci, par Christine Féret-Fleury :
(Non présent en bibliothèque)
Milan, Renaissance. Cécilia Gallerani, maîtresse du duc de Milan, est menacée de mort par la femme de ce dernier qui réclame le portrait exécuté par Léonard de Vinci, La dame à l'hermine. De nos jours : Léonard, un adolescent, reçoit un mail lui enjoignant de rechercher ce tableau. Or ce message provient de son grand-père enterré le jour-même. Léonard décide de partir à Cracovie, où est exposé le tableau. Une enquête passionnante mais périlleuse.
Avis du Café Littéraire : Un roman jeunesse au contexte historique (Renaissance Italienne) bien rendu, qui vous entraînera sur les traces de Léonard de Vinci et l’histoire de l’un de ces tableaux, La dame à l’hermine. Intéressant et bien écrit, ce roman peut plaire aux ados comme aux adultes.

Sur mes épaules tu bâtiras ton monde, par Julien Aime :
(Non présent en bibliothèque)
Louis et Anna sont les futurs parents d'une petite fille. Tout à leur joie, ils annoncent la bonne nouvelle à leurs proches, se plongent dans les listes de prénoms, la décoration de la chambre... jusqu'au jour où Louis apprend qu'il est malade. Ne sachant pas s'il sera là pour voir grandir sa fille, il décide de lui transmettre ses valeurs et tout ce qu'il sait sur la vie, l'amour, l'amitié pour l'aider à avancer sur le chemin de l'existence. Entre rires et larmes, Julien Aime signe un bouleversant roman sur la transmission et l'amour paternel.
Avis du Café Littéraire : C’est l’histoire d’un couple amoureux depuis la fac. La femme tombe enceinte et l’homme gravement malade. Afin que son enfant puisse le connaître même s’il venait à mourir, il enregistre des vidéos de lui. Ce livre parle de la grossesse et du combat contre la maladie. Les liens entre les personnages sont forts et le texte touchant. À lire.

L'oeuvre de Dieu, la part du diable, par John Irving :
« Ici à Saint Cloud’s, nous n’avons qu’un seul problème. Il se nomme Homer Wells. Nous sommes parvenus à faire de l’orphelinat son foyer, et c’est cela le problème. » Dans l’orphelinat de Saint Cloud’s, l’excentrique Dr Larch officie de manière très spéciale. Il assure « l’œuvre de Dieu » en mettant au monde des enfants non désirés et réalise « la part du diable » en pratiquant des avortements clandestins. Homer Wells, le protégé de Wilbur Larch, ne se voit pas vivre ailleurs qu’à Saint Cloud’s. Auprès de ce dernier, il va apprendre le « métier », et peu à peu tracer son chemin en s’éloignant avec audace des plans du docteur. Mais s’il part, saura-t-il s’adapter ?
Avis du Café Littéraire : Une histoire d’avortement dans une famille bourgeoise. Un livre que tous les jeunes de 15-16 ans devraient lire. Impossible de rester manichéen après cette lecture.
Le grand Coeur, par Jean-Christophe Rufin :
Dans la chaleur d'une île grecque, un homme se cache pour échapper à ses poursuivants. Il évoque sa vie hors du commun et tente de démêler l'écheveau de son destin. Fils d'un modeste pelletier, il est devenu l'homme le plus riche de France. Il a permis à Charles VII de terminer la guerre de Cent Ans. Il a changé le regard sur l'Orient. Avec lui, l'Europe est passée du temps des croisades à celui de l'échange. Comme son palais à Bourges, château médiéval d'un côté et palais Renaissance de l'autre, c'est un être à deux faces. Aussi familier des rois et du pape que des plus humbles maisons, il a voyagé à travers tout le monde connu. Au faîte de sa gloire, il a vécu la chute, le dénuement, la torture avant de retrouver la liberté et la fortune. Parmi tous les attachements de sa vie, le plus bouleversant fut celui qui le lia à Agnès Sorel, la Dame de Beauté, première favorite royale de l'Histoire de France, disparue à vingt-huit ans. Son nom est Jacques Coeur [...]
Avis du Café Littéraire : Histoire romancée de Jacques Cœur, Charles VII et Agnès Sorel, sa favorite et reine de beauté. Très instructif en plus d’être très bien écrit et passionnant.

Les promesses orphelines, par Gilles Marchand :
Dans la chaleur d'une île grecque, un homme se cache pour échapper à ses poursuivants. Il évoque sa vie hors du commun et tente de démêler l'écheveau de son destin. Fils d'un modeste pelletier, il est devenu l'homme le plus riche de France. Il a permis à Charles VII de terminer la guerre de Cent Ans. Il a changé le regard sur l'Orient. Avec lui, l'Europe est passée du temps des croisades à celui de l'échange. Comme son palais à Bourges, château médiéval d'un côté et palais Renaissance de l'autre, c'est un être à deux faces. Aussi familier des rois et du pape que des plus humbles maisons, il a voyagé à travers tout le monde connu. Au faîte de sa gloire, il a vécu la chute, le dénuement, la torture avant de retrouver la liberté et la fortune. Parmi tous les attachements de sa vie, le plus bouleversant fut celui qui le lia à Agnès Sorel, la Dame de Beauté, première favorite royale de l'Histoire de France, disparue à vingt-huit ans. Son nom est Jacques Coeur [...]
Avis du Café Littéraire : Un roman aux personnages très attachants et au style toujours aussi plaisant. On retrouve, dans cet œuvre, le comique de situation propre aux romans de Gilles Marchand tout en apprenant beaucoup de choses sur la France de l’après 2nd Guerre Mondiale.
Le petit prince, par Antoine de Saint-Exupéry :
Le premier soir, je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan. Alors, vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait : "S'il vous plaît... dessine-moi un mouton !" J'ai bien regardé. Et j'ai vu ce petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement..."
Avis du Café Littéraire : Un classique parmi les classiques que l’on peut lire autant à l’adolescence qu’à l’âge adulte. Un bijou de délicatesse dont les messages sur l’amitié, le bonheur des choses simples et le temps qui passe résonnent d’autant plus fort quand on sait dans quel contexte l’ouvrage a été écrit.
Eleanor & Grey, par Brittainy C. Cherry :
Eleonor et Greyson, opposés en tous points, se rencontrent au lycée, tombent amoureux, et deviennent uniques l'un pour l'autre, jusqu'à ce que la vie et son lot de malheurs les sépare alors qu'ils ont 17 et 18 ans. Lorsque 10 ans plus tard, Eleonor accepte ce boulot de nounou dans les beaux quartiers, comment aurait- elle pu imaginer, qu'elle devrait s'occuper des enfants de Greyson, son amour de jeunesse ? Mais le garçon qu'elle avait connu par le passé, est devenu un homme - un homme froid, solitaire, détaché de tout. Le sourire qui perçait parfois le dans le regard tourmenté du garçon qui avait ravi son coeur d'une jeune fille, suffisait à convaincre Eleonor que ce garçon-là, valait la peine qu'on se batte pour le retrouver. Tout ce qu'espère Eleonor c'est d'avoir la chance de laisser une marque à son tour, sur l' âme de Greyson East, qui l'a marquée à jamais.
Avis du Café Littéraire : Une romance qui a su dépeindre avec une grande justesse les premiers émois adolescents dans sa première partie puis développer une romance plus mature autour du deuil et de la reconstruction dans la 2nd partie. L’absence de scène érotique la rend accessible à tous les publics et la maîtrise des sentiments décrits la rend addictive.
Requiem pour la Dame Blanche, par Eric Fouassier :
Le front de la Somme, automne 1916. Alors que les soldats succombent par milliers dans les tranchées, la mort frappe de façon plus singulière ailleurs mais avec tout autant de cruauté... C'est d'abord une chanteuse célèbre d'avant guerre, la Dame blanche, soupçonnée d'espionnage [...] C'est ensuite Albert Saulx, un as de l'aviation française, retrouvé mystérieusement poignardé par une baïonnette allemande, au retour d'une mission aérienne, des roses rouges répandues dans le cockpit de son appareil. Quinze ans plus tard, six personnages étroitement liés à ces événements se trouvent réunis à nouveau. Dans un huis clos oppressant, derrière les murs d'une grande maison isolée et bloquée par la neige, ils vont devoir affronter le poids du passé et leurs propres démons intérieurs.
Avis du Café Littéraire : Situé pendant l’entre-deux guerre, ce polar historique plaira aux amateur de la Première Guerre Mondiale grâce à ses références historiques précises. Le mystère, concentré sur « comment » le crime a été commis et non sur « qui » l’a commis saura vous surprendre et vous maintenir en haleine. Une bonne entrée en matière dans l’œuvre d’Eric Fouassier.

Voici demain, par Valentin Musso :
Chloé et Paul vivent dans une ferme isolée, au pied des Pyrénées. Ils partagent leur quotidien avec Mathieu, qui enseigne à Paul différentes techniques de chasse et de survie. Le trio a renoncé à tout confort moderne et s'est coupé du monde pour se rapprocher de la nature. Mais la réalité ne va pas tarder à se rappeler à eux quand l'impensable se produit, plongeant le pays dans la panique. Dans cet environnement devenu hostile, le moindre événement peut avoir des conséquences dramatiques. Une mauvaise chute, un animal sauvage qui rôde, l'irruption d'un inconnu... La vie déjà précaire de Chloé, Paul et Mathieu vacille. Pourtant, leur cauchemar ne fait que commencer : ils sont loin de se douter du véritable danger qui les guette.
Avis du Café Littéraire : Valentin Musso se démarque par ses rebondissements inattendus et surprenants et c’est encore le cas dans ce livre. La première partie, axée sur la survie, se lira avec un nouveau regard une fois sa conclusion atteinte. Rapide à lire, bien écrit et passionnant, Voici demain jouera avec vos attentes et vos perceptions d’une main de maître.
